Aussi surprenant que cela puisse paraître et contre toute idée reçue, les impôts aux USA se situent au bas de l’échelle en comparaison avec bon nombre d’autres pays développés. La Tax Foundation, qui est un organisme indépendant, a procédé à  une analyse comparative des impôts aux USA sur la base du revenu en octobre 2019. Les états-Unis arrivent en 32e position sur une liste de 41 pays.

Sachant que les impôts constituent près d’un quart du PIB américain, les impôts se sont penchés sur la question, car la moyenne des autres pays membres de l’OCDE avoisine 34%. En France, comme au Danemark, en Belgique ou encore en Suède, les taxes grimpent à  40%. En Europe, seule l’Irlande présente un taux d’imposition similaire aux états-Unis.

L’impôt sur le revenu aux états-Unis

Considérer les impôts aux USA en tant que pourcentage du PIB américain forme une manière de voir les choses. En revanche, la question change si l’on se limite à  l’impôt sur le revenu.

En 2019, l’impôt sur le revenu constituait une part importante des recettes fédérales américaines (près de la moitié). Les impôts sur les sociétés, quant à  eux, ne représentaient que 7% du revenu. En analysant la tendance, on observe que l’impôt sur le revenu, aux états-Unis, est à  la baisse. En effet, près de 7 ménages sur 10 ont payé moins d’impôts en 2019 qu’en 2018 ou en 2017. La raison qui explique ceci est largement imputable à  la loi sur la réduction des impôts et l’emploi (la TCJA, Tax Cuts and Jobs Act). Cette loi, en effet, a permis à  bon nombre d’Américains de bénéficier de réductions d’impôts. C’est ainsi que les ménages américains moyens ont pu augmenter leurs revenus de quelque 1300 dollars, une fois la loi entrée en vigueur.

Sur la période 2018 2025, le taux d’imposition aux états-Unis est descendu à  37%, et ce en vertu des dispositions de la TCJA. Seuls les particuliers dont les revenus se situent dans la tranche la plus haute paient ce taux.

En outre, la loi a doublé les déductions standard tout en augmentant la valeur de certains crédits d’impôt, imposant tout de même des limites plus strictes par rapport à  certaines déductions. Cependant, dans l’ensemble, la réforme fiscale de 2018 a profité à  bon nombre d’Américains.

Les programmes sociaux

Comparer les impôts aux USA par rapport à  un autre pays comme la France présente quelques difficultés. En effet, dans de nombreux pays, la charge fiscale est importante et une bonne partie des recettes est reversée au public sous forme de services dont la somme est égale ou marginalement supérieure à  celle qui est versée aux états-Unis.

Toujours selon le Tax Policy Center, les USA infligent moins de taxes aux programmes dits « sociaux » par rapport à  la moyenne des pays de l’OCDE, soit 25% (contre une moyenne de 26% pour les pays de l’OCDE). Parmi ces taxes, on compte les prestations de retraite et d’invalidité, de sécurité sociale et de chômage.

Impôts indirects

Les produits et services qui font l’objet d’impôts indirects aux USA, comme l’essence, le tabac et l’alcool, sont généralement imposés au niveau de chaque état aux états-Unis. Au niveau local, elles font partie intégrante du prix d’achat payé par les consommateurs.

La TVA, quant à  elle, est imposée à  tous les pays membres de l’OCDE sauf les états-Unis. La question fait l’objet d’un débat actuellement.

D’une manière générale, les taxes sur biens et services que l’on trouve aux états-Unis sont moindres par rapport aux autres pays de l’OCDE. 18% des recettes proviennent de ces taxes, contre 32% dans les autres pays de l’Organisation.

La France, chef de file des pays les plus imposés en pourcentage par rapport au PIB, a intégré la TVA dans les années 50. Ceci n’est pas le cas pour d’autres pays comme la Chine, par exemple, qui a annoncé au début de l’année 2018 que son taux de TVA serait réduit à  1%.

Impôts aux USA : un système complexe

Si les impôts aux USA sont considérés comme étant bas, il n’en reste pas moins qu’ils présentent une réelle complexité. Parmi les pays développés, les états-Unis ont en effet l’un des systèmes de fiscalité les plus complexes qui soient. à l’heure actuelle, selon un auteur américain qui s’est penché sur la question, T.R. Reid, les Américains passeraient plus de 6 milliards d’heures à  préparer et à  déclarer leurs revenus chaque année. à titre de comparaison, un Japonais ne passe que 15 minutes sur sa déclaration annuelle. Aux USA, on verse chaque année 10 milliards de dollars à  des professionnels pour se libérer d’une tâche fastidieuse et chronophage. Ce chiffre ne tient pas compte des quelque 2 milliards qui sont dépensés chaque année en logiciels de préparation des déclarations de revenus.

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