Comme chaque mois, Investir.us revient tout d’abord sur la tendance économique aux Etats-Unis puis sur l’actualité de l’immobilier en Floride. Voyons comment se porte la première puissance économique pour cette période de rentrée. La période est marquée par la pandémie et le variant Delta. Mais également par des marchés immobiliers toujours plus chauds, notamment en Floride.

croissance aux etats-unis en 2021 surpasse la chine

La croissance économique est définitivement de retour aux USA

La croissance au deuxième trimestre 2021 a été mesurée à hauteur de 6,1 % (sur une base annualisée). Ce qui signifie qu’elle a retrouvé les niveaux de croissance pré-pandémie. Cela est une bonne nouvelle globale, malgré que ce soit en dessous du niveau des prévisions (8,5 %). Cela fait donc craindre un ralentissement plus rapide que prévu puisque les Etats-Unis voient également la propagation du delta variant.

Si l’on compare rapidement à l’international, la Chine deuxième économie du monde est l’un des premiers pays également à se remettre de la récession en raison de la pandémie mondiale. A contrario, la Grande Bretagne qui a particulièrement souffert de même que son économie ne verra certainement pas ses niveaux de croissances revenir avant au moins un an. 

Une analyse intéressante a été menée à l’aide de Google Mobility data et qui permet d’une certaine manière de mesurer le retour à la vie normale. Cela permet de comparer les évolutions dans les déplacements et la longueur de ses déplacements entre la période actuelle et la période pre-covid.

graphique covid-19 sur les déplacements aux Etats-Unis

On peut constater à l’aide de ces données notamment que les Américains ne sont toujours  pas retournés travailler sur leur lieu de travail. Et donc pour beaucoup sont toujours en télé-travail.

L’impact du variant delta a eu impact plus important que ce que les décideurs et économistes avaient imaginé.

Ce que l’on retient c’est que les Etats-Unis font partie des premiers pays à véritablement émerger et sortir de cette période sombre. Cependant, le retour à la normale n’est encore pas complètement atteint et nous attendons donc la fin de l’année pour tirer un bilan complet.

L’immobilier aux Etats-Unis : la cour suprême s’oppose à Biden !

Plusieurs éléments nous incitent à rester prudent quant à l’analyse des données du marché immobilier aux Etats-Unis. En effet le gouvernement Américain s’était largement impliqué dans le maintien artificiel des marchés. Deux éléments impactent le pays que sont les moratorium empêchant les évictions de locataire ainsi les foreclosure (saisie des biens par les banques pour défaut de paiement). Il semblerait néanmoins qu’un acteur majeur aux Etats-Unis viennent sonner la fin de cette situation.

La décision récente de la cour suprême s’opposant à l’administration Biden

Tout d’abord une nouvelle fois le moratorium pour empêcher les évictions avait été reconduit par le président Biden. Pour faire simple, cette interdiction des évictions couvre environ 90 % des locataires aux Etats-Unis. Ce qui est considérable. Le moratorium avait  été reconduit jusqu’au 3 octobre 2021. On estimait pas moins de 11 millions d’adultes Américains qui étaient en situation de retard dans le paiement des loyers. Aussi près de 3,5 millions d’américains sont menacés d’expulsion dans les prochains mois (census bureau’s household pulse survey).

Cependant il semblerait que la cour suprême a sonné la fin du moratorium, en effet le jeudi 26 août 2021 la cour suprême a statué à la suite d’une demande d’un groupe de propriétaires d’Alabama. Elle a pour l’heure bloquée l’extension du Président Biden avec comme justification : 

‘If a federally imposed eviction moratorium is to continue, Congress must specifically authorize it’

Cela signifie que si extension il y avait, celle-ci aurait dû être spécifiqLement autorisée par le congrès. Difficile pour l’heure d’en tirer les conséquences concrètes immédiates, il est clair qu’une telle décision pourrait avoir de fortes conséquences. Des prochains jours seront déterminants pour observer les actions prises par les administrations et la justice.

Des aides gouvernementales en diminution

L’autre élément important concernant les marchés immobiliers c’est également les exceptions qui ont été faites pour les emprunteurs qui ne parvenaient plus à payer leur emprunt. En mai dernier, c’était pas moins de 1,6 millions de personnes qui étaient en défaut de paiement de leurs emprunts. Un krach immobilier est donc inévitable, difficile cependant de savoir quand cela va se produire. Mais cependant il est bon de rappeler quelques éléments pour comprendre la situation :

Il y a eu une combinaison de support financier de la part du gouvernement additionné avec des taux d’intérêt très faible ce qui a largement encouragé les acheteurs de biens. 

Le constat est donc immédiat est c’est une augmentation de 24 % du prix médian des maisons. Cependant et puisque les aides gouvernementales sont en train de petit à petit disparaître, un ajustement des marchés va être constaté. D’abord le 31 juillet prenait fin le “foreclosures moratorium” qui empêchait les saisies de biens. Également le 30 septembre c’est le “mortgage forbearance program” qui va prendre fin. Ce programme permettait à certains propriétaires respectant un certain nombre de conditions de mettre en pause leurs paiements. Ce programme concerne près de 1,75 million d’emprunteurs (données en date du 11 juillet 2021).

Doit-on en conclure que les Etats-Unis se prépare pour une crise aussi violente que 2008 ?

Tous les experts s’accordent à dire que la situation est différente de la typologie de crise que l’on a connue en 2008. En effet, la différence avec 2008 c’est que les propriétaires sont assis sur une valeur foncière bien plus importante qu’en 2008. Là où en 2008 même en vendant leur bien les propriétaires ne pouvaient pas rembourser leur emprunt. Aujourd’hui la situation est totalement différente. Car même si les propriétaires concernés ne parvenaient pas à rembourser, il pourrait revendre à bon prix leur bien. Évidemment, même si une petite fraction se mettait à vendre au lieu de payer cela aurait néanmoins un impact sur le marché, puisque l’inventaire de biens actuellement est historiquement faible.

Actualité de l’immobilier en Floride : les dernières informations pour la rentrée 2021 !

Est-ce que le marché immobilier en Floride est toujours aussi chaud ? 

L’actualité de l’immobilier en Floride, c’est d’abord toujours un marché en forte croissance même si cette croissance ralentit peu à peu. Qu’on soit clair, le marché en Floride est toujours un marché de vendeurs. C’est-à-dire que les vendeurs restent ceux qui ont l’avantage par rapport aux acheteurs. Tout simplement si l’on regarde à l’échelle nationale mais aussi dans certains marchés plus spécifiques. Il y a un déficit d’inventaire encore très important. L’offre de bien est donc largement inférieure à la demande. Ce qui évidemment est un avantage considérable pour les vendeurs. Dans la pratique, et de notre expérience sur le terrain, la tendance macroéconomique se confirme sur le terrain. Nous voyons donc actuellement des biens vendus 20 % au-dessus du prix auxquels ils ont été listés. Le marché de Port-Charlotte où nous opérons est donc un bon exemple de la situation actuelle pour une grande partie des Etats-Unis.

Autre point intéréssant à note, il s’agit du marché du luxe qui a toujours été important en Floride. Notamment auprès des investisseurs étrangers. Bien qu’un ralentissement des achats de la part d’étrangers a été noté entre août 2019 et juillet 2020 (conséquence du travel ban) celui-ci représente une part non insignifiante des transactions. Autre constat intéressant sur le marché des single family de luxe en Floride. Les achats en cash ont augmenté entre le 1er trimestre 2020 et le 1er trimestre 2021, passant de 460 à 1043.

L’actualité de l’immobilier en Floride et les investisseurs étrangers

Les acheteurs internationaux se divisent en deux catégories. Ce sont soit des étrangers non-résidents, soit des citoyens non américains ayant une résidence permanente en dehors des États-Unis. Ils achètent généralement une propriété à titre d’investissement ou de propriété de vacances et ont tendance à visiter moins de six mois par an, note le NAR (National Association of Realtors). L’autre catégorie est constituée des étrangers résidents ou des citoyens non américains. Ces immigrants récents ont généralement été aux États-Unis jusqu’à deux ans, ou sont titulaires d’un visa professionnel, éducatif ou autre.

Une perception erronée qui prévaut parmi certains citoyens non américains nés à l’étranger vivant aux États-Unis est qu’ils n’ont pas accès au financement traditionnel. Non seulement cela est incorrect dans la plupart des circonstances. Le profil 2020 de l’activité internationale dans l’immobilier résidentiel américain de la indique que 64 % des acheteurs étrangers résidents ont obtenu un financement. (source : National Association of Realtors et Florida Realtors).

Autre aspect concernant les investisseurs étrangers non-résidents aux Etats-Unis, ils vont aussi avoir accès au financement sous certaines conditions bien précises. Tout d’abord cela n’est pas un vérité générale et de nombreux aspects vont rentrer en compte. Un des premiers enjeux sera évidemment le marché sur lequel vous investissez. Et là encore la Floride tire son épingle du jeux puisque cet état possède de nombreux marchés où le financement sera possible. Vous parviendrez donc bien souvent à vous faire financer jusqu’à 70 % voir 80 % du montant. Cela nécessite donc tout de même un apport. Il n’en reste qu’il est plus jamais intéressant d’obtenir l’argent de la banque qui n’a jamais été aussi peu cher. Les taux restent à des niveaux historiquement bas et la Floride est plus que jamais sous les projecteurs mondiaux.

Découvrez les conseils de Julien pour votre achat immobilier en Floride :