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L’effet provoqué par la chute des investissements aux USA aura eu raison de le consommation pourtant dynamique des ménages au 2ème trimestre 2016, selon la première estimation du département du commerce publiée vendredi 29 juillet. Si le PIB a légèrement cru entre mai et juin, il a pourtant montré des signes de faiblesse face aux attentes analystes financiers. Une enquête Investir.Us

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Flambée de la consommation des ménages, et pourtant…

Ce 2ème trimestre 2016 aura été marqué aux USA, première économie mondiale, par une flambée de la consommation des ménages (+ 4,2 %), moteur depuis des décennies de cette économie florissante. La frénésie d’achats de biens de consommation qui a en effet grimpé de 6,8% pendant ce dernier trimestre, un chiffre record qui n’avait pas été atteint depuis 2010 ! Le commerce extérieur avec le renchérissement du dollar américain et des exportations en hausse (+1,4%) a lui aussi joué en faveur d’une embellie lors de ce 2ème trimestre. Pourtant, malgré ces moteur de croissance, le PIB montre une courbe ralentie de + 1,2 % en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières. Une hausse timide qui a déçu les attentes plutôt optimistes des analystes financiers.

Les raisons de cette perte de vitesse du 2 ème trimestre

Consommation des ménages dynamisée, dollar reboosté et commerce extérieur revigoré, mais comment expliquer cette perte de vitesse 2016 de l’économie américaine ?

Tout d’abord, notons l’effondrement des dépenses d’investissement privé qui ont montré les signes d’une chute profonde (la plus forte depuis 2009) de -9,7%. Au fléchissement de l’investissement des entreprises -2,2%, qui a poursuivi sa tendance amorcée il y a déjà deux trimestres, s’est ajouté ce trimestre celui de l’investissement des particuliers qui a perdu 6,1% en ce milieu d’année. Collectivités et État américain ont également revu à la baisse leurs dépenses -0,9% par rapport au trimestre dernier, ce qui a fragilisé et freiné la croissance américaine.

Mercredi 27 juillet, la Fed (Réserve Fédérale américaine) décidait de ne pas modifier ses taux directeurs évoquant les risques posés par la situation économique mondiale et considérant que : “le marché du travail s’est renforcé et l’activité économique a progressé à un rythme modéré”. Ajoutons que la politique monétaire se doit d’être “accommodante pour soutenir de nouvelles améliorations du marché du travail et un retour à l’objectif de 2 % d’inflation”. 

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