5 entrepreneurs français s’attaquent à la French Tech pour défendre les startups

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5 entrepreneurs français s’attaquent à la French Tech pour défendre les startups

Bochurberg

Près d’un an après avoir lancé le label French Tech, mercredi 30 octobre faisait office de date butoir pour dresser un premier bilan de l’opération menée par le gouvernement français. A ce titre, 5 entrepreneurs français reconnus (Deezer, Blablacar, Withings, Leetchi et Sigfox) ont ainsi apporté aux députés un cahier des charges de ce qu’il convient d’améliorer dans ce système pour continuer à aider les startups tricolores…

Qu’est-ce que la French Tech en quelques mots ?

frédéric mazzella French Tech

La French Tech annonce sur son site : « Tous unis pour la croissance de nos startups ». French Tech serait donc ce que l’on appelle communément un « accélérateur de startup » au pays de Molière.

Créé au sein du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, le but est donc de rassembler les entreprises tricolores innovantes sous une même bannière (le label), pour leur donner à toutes une identité commune forte mais aussi leur permettre de se développer rapidement.

French Tech : l’inévitable comparaison France vs USA

Les leaders de Deezer (Simon Baldeyrou, streaming musical), Blablacar (Frédéric Mazzella, plateforme de covoiturage), Withings (Eric Carreel,s santé connectée), Leetchi (Céline Lazorthes, cagnotte en ligne) et Sigfox (Ludovic Le Mohan, connectivité cellulaire globale pour l’internet des objets) se sont donc présentés à la Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale mercredi 30 octobre afin de répondre aux questions des parlementaires et d’émettre leurs critiques à propos de la French Tech. Au programme, plusieurs points cruciaux ont été abordés…

S’ouvrir plus encore aux investisseurs

L’un des chevaux de bataille de ces 5 mousquetaires de l’innovation numérique en France fut avant tout de démontrer aux députés le besoin d’assouplir « les règles du jeu ».

Et cela commence notamment par s’ouvrir un peu plus encore aux investisseurs : « Aux Etats-Unis, il y a 50 fois plus de fonds de capital-risque qu’en France, alors que le PIB du pays n’est que de 6 fois supérieur à celui de l’Hexagone. Les parlementaires ont un rôle à jouer pour structurer cet écosystème, notamment en rendant l’investissement dans de très jeunes pousses plus attractif », propose Frédéric Mazzella. il faut donc lire entre les lignes : assouplir la fiscalité française.

Le code du travail français érigé en principal frein à l’évolution des startups

Les 5 entrepreneurs à succès se sont tous accordés pour mettre en cause le code du travail français : « Il est ridicule que des députés français se battent entre eux pour rédiger des textes de lois franco-français », a déclaré Éric Carreel.

Par ailleurs, malgré le statut d’Etat fédéral des USA, la comparaison entre France, Europe et Etats-Unis reste inévitable et cruelle pour Frédéric Mazella : « Aux États-Unis, les entrepreneurs courent un 100 mètres, car les textes sont unifiés.

Pendant ce temps-là, ici, on transpire à grosses gouttes en essayant de réussir un 1000 mètres haies. Blablacar est présent dans 19 pays d’Europe, et à chaque fois, il faut analyser et comprendre de nouvelles lois.

C’est un enfer réglementaire ! »

« C’est long et difficile de recruter quelqu’un en France »

D’un point de vue totalement franco-français, les 5 entrepreneurs ont également demandé aux députés de dépoussiérer ce code du travail français qu’ils estiment obsolète : « Il faudrait mettre un grand coup de balais pour simplifier ce texte énorme, que personne ne maîtrise », avance Éric Carreel. Avant que Céline Lazothes n’insiste : « C’est long et difficile de recruter quelqu’un en France, car s’il est en poste, il faut attendre que les trois mois de préavis soient écoulés. Autant vous dire que trois mois, c’est un monde pour une startup. A Londres, un mois suffit. Nous avons besoin d’un contrat de travail plus flexible. » Ainsi, pour donner plus de libertés aux startups dans leurs envies de recrutement, Simon Baldeyrou propose : « En France, offrir à ses employés des actions gratuites à l’entrée, a un coût… C’est dommage. Cela limite les possibilités de recrutement des jeunes pousses… »

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